Les dérives sectaires: le massacre de l’Ordre du Temple Solaire.

3 mars 2019

Pour mieux comprendre tous ce dont nous avons parlé ces dernières semaines, nous vous parlons donc du massacre de L’Ordre du Temple Solaire.

Une Dérive Sectaire représente une secte pour laquelle les actes sont mauvais “un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes, à l’ordre public, aux lois ou aux règlements”.

 

La secte de l’ordre international chevaleresque de tradition solaire, a officiellement été fondé en 1984 par Luc Jouret. Elle a été plus tard renommée ordre du temple solaire, et son siège se situe à Genève, en Suisse.

Cette secte possédait un premier dirigeant, Joseph Di Mambro, le créateur du mouvement ésotérique1, la fondation Golden Way.

Celui-ci rencontra en 1976, Luc Jouret, un médecin favorable à des méthodes douteuses et inefficaces, et il devint alors son guide pour fonder l’ordre international chevaleresque de tradition solaire du temple solaire. Di Mambro fut alors l’inspirateur et maître des finances, tandis que Jouret fut le fondateur et le recruteur.

 

La secte est principalement située dans des pays francophones comme le Canada, la Suisse et la France.

L’ordre du temple solaire est une synarchie, c’est-à-dire que “le pouvoir est exercé par plusieurs personnes ou mouvements en même temps”. Ses personnes sont donc au sommet de la pyramide, suivit par trois grades : les frères du Parvis, puis les chevaliers de l’Alliance, et enfin les frères des temps-anciens, eux-mêmes dirigés par un commandeur de Région et trois veilleurs.

Sa doctrine consiste à former “une élite spirituelle” afin de former une “chaîne de fraternité véritable, au service des forces positives du Temple unifié”. Lors de l’adoubement, afin de devenir officiellement un adepte, Luc Jouret disait transmettre “un savoir inconnu des autres”. En réalité il disait que la mort par un “feu purificateur” permettrait un transit à la planète Sirius dans le but d’échapper à une apocalypse (idée très présente dans ce mouvement). Il insistait sur le fait que “la mort est une prise de conscience supérieure” et que “nous sommes obligés de mourir pour renaître”. Les adeptes croient fermement en la réincarnation

Le gourou, afin de convaincre ses adeptes de la vérité de ses paroles, n’hésitait pas à leur dire qu’il possédait des pouvoirs surnaturels. Il utilisait plusieurs méthodes pour les déstabiliser et donc pouvoir être davantage influent.

Les règles, imposées par le gourou de cette secte sont strictes, en effet tous les membres du mouvement n’ont pas d’autre choix que d’obéir aux plus puissants. Cela provoque alors une dépendance totale au mouvement car chacune de leurs actions ou pensées sont dictées par les chefs. On retrouve d’ailleurs dans cette secte une obsession pour l’hygiène qui les force à se préserver du monde extérieur et donc à se couper du monde.

 

Les conséquences de la secte de l’Ordre du Temple Solaires sont très graves sur ses membres. Tout d’abord, car ils sont prêts à tout pour faire triompher la secte dans le monde entier. Les adeptes leur confient tout leur argent, ils s’isolent dans des pays, comme le Canada, qui est vu comme un lieu de refuge où ils amassent des armes, des provisions et construisent des abris souterrains en cas d’apocalypse.

Cette secte et son emprise sur les membres est d’autant plus dangereuse pour eux car ils sont capables de donner leur vie sans hésitation pour ce mouvement. De nombreuses affaires de suicides collectifs le prouvent.

Une série de suicides collectifs pour le transit à la planète Sirius se sont déroulés à Salvan (Suisse), et au Canada faisant un total de 30 morts dont les 2 principaux gourous, Luc Jouret et Di Mambro. Le mode opératoire était toujours le même, les corps étaient calcinés et disposés en cercle avec des sacs en plastiques sur leurs têtes. Alors que l’opinion publique pensait que la secte allait disparaître, faute de gourou, un autre massacre eu lieu, en France, dans le Vercors.

 

Ce suicide collectif est responsable de la mort de 16 personnes dont 3 enfants de 2, 4 et 6 ans, ainsi que 13 adeptes. Il a eu lieu dans la nuit entre le 15 et 16 décembre 1995. Leurs corps ont été retrouvés le 23 décembre 1995, sur le massif isérois et ils étaient disposés autour d’une cuvette naturelle.

Plusieurs théories sont présentes autour de ce suicide:

 Tout d’abord, celle d’un simple suicide collectif afin de poursuivre le projet de Luc Jouret. En effet, selon la police, quelques mois avant le massacre, des réunions afin de préparer le suicide et d’écrire leur testament aurait été organisés par les adeptes. Ils auraient alors, toujours selon la police, le jour même, pris des somnifères, puis ils se seraient allongés et auraient recouvert leurs têtes d’un sac plastique. Puis deux adeptes auraient fusillés les derniers, allumés un brasier, et auraient fini par se suicider.

Cependant, au cours de leur enquête, un autre gourou, inconnu de l’opinion publique, Michel Tabachnik pourrait être à l’origine de ce massacre. Michel Tabachnik est un chef d’orchestre suisse. Celui-ci a démenti son appartenance à la secte, mais plusieurs photographies et écrits prouvant le contraire lui ont fait de nombreuses fois changer sa version des faits. En effet, il aurait rencontré pour la première fois Joseph Di Mambro lors d’un concert en 1977, s’en suivit alors une amitié qui dura 15 ans. Il a participé à des réunions annonçant les sacrifices, ce qui permit aux enquêteurs d’associer à Di Mambro, le rôle de gourou principal, puis à Luc Jouret, celui de ”rabatteur”, et enfin à Tabachnik, le rôle de “gourou spirituel, d’idéologue et d’autorité morale”.

 

La deuxième théorie ne parle plus de suicide collectif mais de meurtre déguisé en suicide. En effet, une voiture, retrouvée sur le lieu du potentiel suicide collectif, aurait été utilisée afin de se rendre sur ce lieu. Cependant, cette voiture ne possédait aucune empreinte, laissant alors entendre que personne n’avait utilisé cette voiture, arrivait par miracle sur le lieu du suicide. Le porte-bébé, présent dans la voiture lors de l’inspection, possédait, lui, une odeur de brûlé, indice d’une présence humaine dans l’habitacle.

Les membres des cadavres étaient quant à eux complètement calcinés et le taux de phosphore retrouvé sur le lieu était particulièrement élevé, ce qui prouve l’utilisation d’un lance flamme spécifique à l’utilisation de cet élément chimique. Cet assassinat, si théorie exacte, aurait été commis pour éliminer deux policiers infiltrés dans la secte, démasqués par les membres.

Plusieurs dossiers exprimant cette thèse ont été retrouvé sur les lieux des suicides.

 

 Esotérique1 : enseignement réservé aux initiés.

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